On roule sur la mer…de sel

Le soleil se lève, nous sommes aux premières loges en plein coeur du Salar d’Uyuni. Les couleurs passent et se reflètent dans les miroirs de sel. Les pneus crissent sur la blancheur immaculée. Rien à l’horizon sur des kilomètres durant toute la journée… à part 36 4×4, 3 bus et 1 camion bleu!

Un lieu magique pour terminer notre périple à vélo. Les derniers coups de pédale sur cette mer de sel nous apportent la joie, le bien-être et la sérénité… Oui, bon, on en fait un peu trop, reste que c’était incroyable!

Depuis l’île d’Incahuasi, nous parcourons 70 km jusqu’au rivage, soit la moitié du salar! Les reliefs montagneux sont visibles à plusieurs dizaines de kilomètres alors que nous roulons sur cette surface lisse à 3660 m d’altitude. Après 9 mois de voyage, comme pour attendre un enfant, nos esprits ont cheminés et nous sommes heureux d’avoir pu vivre nos derniers instants sur nos bicis dans ce lieu unique au monde!

AU REVOIR !

Pour suivre la fin de nos aventures sans nos vélos, venez nous retrouver sur http://desvoyagesdansunvoyage.wordpress.com/

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Du repos à San Pedro de Atacama et pas seulement!

San pedro de Atacama est un petit village situé en plein coeur du désert d’Atacama (le plus aride du monde) au Chili. Nous nous y reposons pendant quasi une semaine.

Rectification, Dey s’est reposée tout ce temps-là car pour JiCé, l’appel de la montagne s’est fait sentir! Le voilà parti à l’assault du Licancabur, volcan de 5917 m, sacré pour les Incas qui se trouve à la frontière entre la Bolivie et le Chili.

Puis nous louons les services d’une compagnie (Estrella del Sur) pour traverser le sud lipez en 4×4 avec nos bicis sur le toit car nous n’avons pas le temps ni l’énergie de le faire à vélo.

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Vous pouvez retrouver nos aventures sur les petits détours sur la route ou taper https://desvoyagesdansunvoyage.wordpress.com

La traversée des extrêmes

Nous voici devant le plus gros challenge  de notre voyage à vélo:

La traversée de la Cordillière des Andes du nord de l’Argentine à San Pedro de Atacama au Chili par le paso de Jama.

7 cols au-dessus de 3500m dont 2 à plus de 4800m, répartis sur 400km.

Dès le début, nous nous élèverons de 2300m à 4170m d’altitude le long d’une route qui serpentait vers notre premier col. Nous voici arrivés sur l’altiplano chilien et nous aurons la chance de dormir dans une maison de sel au beau milieu des « salinas grandes ». Les paysages sont tout simplement grandioses et semblent irréels. Instants magiques pour célébrer nos 5000 km à vélo le 2 juin 2012, jour de l’anniversaire de la maman de Dey!!

Il faut bien avouer que les routes sur ces plaines d’altitude immenses nous paraissent infinies mais les montées qui nous mènent aux differents cols sont là pour casser la monotonie! 😉

L’altitude met aussi nos corps à rude épreuve. Malgrés les feuilles de coca, nous avons le souffle court et au moindre effort, les jambes ne suivent plus. Si on rajoute des pentes raides et un vent d’altitude venant de l’Ouest impitoyable et sans répis dans cette région de la Puna de Atacama, la traversée devient extrême! De plus les nuits sont glaciales! Il a même gelé à l’INTERIEUR de la tente. Les deux derniers jours ont été les plus hauts en altitude et les plus éprouvants mais finalement, après 9 jours, nous  redescendons sur San Pedro de Atacama. Ce fut une descente vertigineuse et grisante de 42km nous faisant passer de 4600 à 2400m d’altitude.

Nous pouvons ENFIN récupérer de tous ces efforts avec des souvenirs plein la tête.

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Les rencontres inespérées de Salta à Purmamarca

Après 4 jours passés à Salta en compagnie d’artisans bohèmes, nous quittons ces joyeux lurons pour le nord de l’Argentine. Nous suivons une magnifique route à flanc de montagne pas plus grande qu’une piste cyclable perchée sur une ligne de niveau à 1500m d’altitude à travers la jungle et sans circulation…. le Paradis! Mais l’Enfer se présente la même journée car nous nous retrouvons sans nous en rendre compte dans la jungle urbaine avec des double-voies et une masse grouillante de ferraille qui nous dépasse à toute allure… l’Horreur surtout quand il faut changer de voie!!!

Heureusement, nos petites étoiles brillent pour nous et nous aident sous la forme d’un camionneur qui nous extirpe de ce bourbier en fin de journée et nous emmène dans sa famille à 25km de là! Merci Epiphanio pour qui la charité chrétienne n’est pas un vain mot. Nous reprenons le lendemain la route  et rencontrons dans la montée 3 cyclistes suisses dont Annick, notre amie de l’île de Pâques. Elle a retrouvé son frère Manu et sa copine Claire pour faire un bout de route ensemble. Nous bavarderons sans voir le temps passé et au final ils nous souhaiteront bon courage pour la suite de la route qu’ils viennent de traverser…. Ça promet!

En fin de journée , nous arrivons à Purmamarca, petit village lové en fond de vallée au pied d’une fantastique montagne aux 7 couleurs, où nous nous reposerons avant d’entamer la partie dure… la traversée de la Cordillière des Andes.

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Les vallées prennent de la hauteur

Quoi de neuf depuis « l’Isla de Pascua »?

Et bien, nous voici arrivés dans le nord de l’Argentine après de nombreuses heures monotones en bus depuis Santiago. Nous renfourchons nos fidèles destriers à Concepcion dans la région de Tucuman pour tout de suite se mettre à grimper…1000m le premier jour, 1000m de plus le deuxième jour et nous voici dans la vallée de Tafi! Après une journée de repos bien méritée nous atteignons le col d’Infiernillo qui culmine à 3042m d’altitude! Yahooo, Gémail et Hautmail, Nous avons réussi!!!

Nous redescendons ensuite vers la vallée de Calchaquies (environ 2000m d’altitude) parmis les cactus de Lucky Luke pour finir par une dégustation de Cabernet Sauvignon, Malbec, Torrontes dans une Bodega (= vignoble) de Cafayate…. Santé!

Nous n’oublierons pas de goûter également  deux de leurs spécialités: Le « Locro », sorte de ragoût de haricot et de mais et le « Cabrito al horno », chevreau cuit au four. Pas mauvais 😉

Après ce repos gastronomique, nous quittons la ville par la vallée de Lerma. Cette dernière nous fait passer par la magnifique « Quebrada de las Conchas », des gorges somptueuses aux roches sculptées par l’érosion et aux couleurs vives passant du rouge écarlate au vert profond de la roche, du vert tendre de la végétation au bleu azur du ciel.

Nous pédalons joyeusement dans ce décor de Farwest sur une pente légérement descendante jusqu’à rejoindre Salta et la civilisation.

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Histoires de ville

L’une est la capitale du Chili. Fille sage, intellectuelle; elle s’étire, filiforme, et offre un visage terne avec trop peu de belles ruelles. Nous y (re)trouvons cependant des amis ( Mickael, Juan-carlos, Rodrigo, Ingrid, Sophie, Juliana) et nous passerons d’agréables soirées autour d’un verre à échanger nos points de vues que ce soit sur la politique ou la culture, nationale ou internationale. De quoi raviver notre intellect!

L’autre est un symbole de l’Art… des rues. Valparaiso, fille revêche aux cheveux ébouriffés, le bout des pieds trempant dans l’eau. A chaque coin de rue, elle nous offre des façades colorées ou se côtoient des maisons à flancs de colline aux styles désuets et des fresques murales aux couleurs vivantes qui donnent envie de mordre la vie à pleine dents! Mais attention, la belle est dangereuse car elle peut se révéler sauvage si l’on n’y prend pas garde. Amour passionné, dévorant,  elle peut se révéler violente. Nous n’y resterons que quelques jours pour ne pas succomber à ses attraits.

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D’ailleurs, l’appel de la Nature se fait de nouveau sentir et nous nous envolons bien vite découvrir les mystères de la belle île de Pâques qui nous promet des moments qui resteront gravés…

(voir notre blog « les petits détours de notre voyage en bici » ou copier le lien suivant http://wp.me/p2fJEJ-30 )

Pucon (ville du chili)

Cela fait maintenant une semaine que nous sommes à Pucon (Chili). Les 4 premiers jours ont été pluvieux ce qui n’est pas très agréable mais au moins nous n’avons pas à rouler sous la pluie. Au camping, une chatte décide que notre tente est un lieu agréable et sécurisant pour ses petits qui ouvrent à peine les yeux. Nous serons donc 3 puis 4 et enfin 5 à dormir ensemble sous la tente.

Le deuxième jour, nous croisons dans la rue Javier, le jeune cycliste chilien qui était avec nous lors de l’accident de JiCé à la fin de la carretera australe. Il nous apprend qu’il a commencé l’université à Pucon et il nous invite à venir vivre pendant notre séjour ici dans la maisonnette qu’il loue . Nous acceptons, surtout qu’Audrey a attrapé un méchant rhume (diagnostiqué plus tard à l’hopital comme étant une grippe.). Par contre nous décidons de nous occuper des repas, ce qui est la moindre des choses.

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Lorsque le beau temps revient, Jicé décide de monter le volcan Villarica qui est actif pendant que Deydey est toujours en convalescence.

Vous pouvez retrouver l’article sur l’ascension de ce magnifique volcan en cliquant sur notre site « les petits détours sur la route » ou en copiant le lien suivant:

http://wp.me/p2fJEJ-2q